• Les aléas de la vie...

    Me revoilà ! Après ma longue période d’absence, je suis de retour sur le blog « Mad raconte ».

     

    Comme vous le savez tous, la période de janvier/février est la pire en ce qui concerne les études car les profs ont une soudaine envie de se déchainer sur la quantité de travail à faire à la maison. D’autant que le bac blanc arrive à grands pas pour moi, une nouveauté qui comme chaque nouveauté chez moi, va s’accompagner d’un grand stress.

    Samedi 6 février, j’ai retrouvé Erwan à Lyon pour la journée. Il venait rendre visite à ses cousins qui y habitent. On a forcément profité de l’occasion pour passer une journée ensembles.

    Cette journée fut grandiose. J’ai pu profiter de lui comme je n’en avais encore jamais eu l’occasion car pour la première fois, nous serions une journée entière seulement nous deux sans croiser une seule personne que nous connaissons.

    Je suis arrivée de bonne heure à Lyon (10 heures pour un samedi, c’est très tôt). Erwan était déjà là depuis hier soir.

    Nous nous sommes retrouvés devant l’église de Lyon-Centre (l’église où Glorious anime nos messes tous les dimanches soirs, pour les connaisseurs).

    Les retrouvailles furent merveilleuses ! Nous ne nous étions pas vu depuis presque un mois. Tout me manquait chez lui, sa voix, son visage, son sourire, ses yeux, sa tendresse, sa grâce, sa galanterie, ses baisers, ses je t’aime… Je n’avais qu’une hâte : être dans ses bras.

    Lorsque je l’aperçue devant l’église m’attendant calmement (alors que j’avais un quart d’heure de retard à notre rendez-vous), je le dévorais du regard tout en m’avançant doucement vers lui. Arrivée à sa hauteur, Erwan posa sa main sur mon épaule me regarda fixement et m’embrassa très simplement mais si tendrement. Puis il me prit dans ses bras et me chuchota timidement à l’oreille que « je lui avais beaucoup manqué et qu’il était heureux de me retrouver ».

    Ces retrouvailles furent si belles que j’aurai aimé qu’elles durent éternellement…

    Nous avons commencé notre journée par une balade dans le parc de la Tête d’Or, tout était si romantique. Nous marchions l’un à coté de l’autre, se racontant tout ce que l’on raconte à quelqu’un que l’on aime. Nous marchions, heureux et fiers de l’autre. Sans encore oser se donner la main devant les quelques personnes qui faisaient également leur balade matinale. Quelque peu de timidité se ressentait encore en nous, nous voulions garder notre amour, rien que pour nous. Et cela nous gênait parfois de se montrer, ne serait-ce qu’un petit peu devant les gens.

    Pour le déjeuner, Erwan fit les choses très bien. Il m’invita au restaurant et je n’eu pas même le droit de donner un euro au serveur, c’était lui qui offrait le déjeuner et il ne voulait absolument pas que j’y participe.

    Cette journée fut si belle. J’ai pu profiter d’Erwan comme je le voulais mais le temps avec lui passe toujours trop vite. Maintenant qu’il est repartit, cela fait seulement deux jours, et j’ai pourtant l’impression que l’on ne s’est pas vu depuis deux semaines…

    Ma vie tournait parfaitement bien, j’aimais Erwan, Erwan m’aimait, je venais de passer une journée remplie d’amour avec celui qui a fait changer ma vie depuis quelques temps. Je rentrais à la maison ce samedi soir, heureuse d’avoir passée une si belle journée avec lui, j’étais encore sur mon petit nuage, dans mes rêves, indirectement j’étais encore dans ses bras à profiter de lui.

    Quand tout cet instant de bonheur s’écroula. Au moment où j’ouvris la porte d’entrée de la maison, j’aperçue Grand-Maman les larmes aux yeux se tournant vers moi quand elle entendit le grincement de la porte.

    Aucune question n’avait besoin d’être posée, j’avais compris. Prosper venait de monter au ciel.

    Je suis partie m’isoler dans ma chambre pendant un certain temps attendant que quelqu’un vienne frapper à ma porte. Le premier fut Foucauld. Son visage rouge de tristesse et de larmes me regarda un cours instant quand il me prit dans ses bras pour essayer d’apaiser ma tristesse qui était tout aussi grande que la sienne. A ce moment, Thaïs arriva et dit :

    « -Je ne sais pas comment Oncle François et Tante Domi vont réussir à surmonter ce chagrin, j’ai envie de les appeler pour leurs dire que je pense à eux, que je veux les aider, que je prie pour eux…

    -Tu as raison Thaïs, fait le, ça ne pourra que leurs faire plaisir

    -Je ne sais pas si c’est une bonne idée, peut-être qu’étant à leur place, je préférerai qu’on me laisse seule.

    -Ne pense pas à la place des autres ma Thaïs. C’est la première chose à ne pas faire. Je pense qu’il faut avoir l’audace d’oser. Oser être là en se disant que si l’on a peur d’en faire trop, on n’en fait jamais assez. Je pense que la plus grand souffrance quand on perd un proche, c’est le silence que les autres peuvent avoir. Il faut oser considérer la personne touchée comme une personne humaine et pas uniquement une personne touchée par une épreuve, ne pense pas que le centre de leur vie est cette épreuve, il reste énormément de belles choses chez Oncle François et sa femme. Partage ton bonheur ma Thaïs, je t’assure que le bonheur est très contagieux, cela va les aider à avancer.

    -C’est vrai ce que tu dis Mad, je vais les appeler tout de suite.

    -Je suis certaine que ça leur fera plaisir ».

     

    Thaïs a donc parlé longuement avec Tante Dominique qui est une femme extrêmement forte et qui connait beaucoup l’épreuve depuis très jeune.

    Ce soir, seule dans mon lit, je confie mon petit Prosper au Seigneur. Lui qui a décidé de le rappeler près de lui, qu’il le garde sous son bras avec une tendresse et un amour encore plus fort de celui qu’il aura pu trouver sur terre.

    Même en pleine prière, avec le Seigneur à mes côtés, j’ai du mal à retenir mes larmes. Je crois d’ailleurs que c’est le moment propice. Il est à côté de moi et me dit : « Vas y Madelaine, pleure, cela va te faire du bien. Ton cousin te verra du ciel et il te sourira ».

    Ce soir, le Seigneur était avec moi et je savais qu’il avait déjà accueilli Prosper au paradis. J’ouvris donc l’évangile du jour sur mon iphone, la lu dans ma tête dit à voix haute :

    « Seigneur, merci pour mon amitié avec toi, merci pour la bonne santé que tu m’offres, merci pour le courage que tu m’offres dans ces moments, merci pour la chance que j’ai d’être ce que tu as choisi que je sois.

    Seigneur, pardonne-moi pour tous mes péchés, pour mes égoïsmes, pour mes manques de patiences.

    Seigneur, je t’aime, donne moi de quoi avancer dans ces moments, donne le plus grand courage qu’il soit à Oncle François, Tante Dominique, Henri et Cyriaque. Protège les et accompagne les dans le chemin difficile qu’ils vont rencontrer prochainement ».

    23h16, prière terminée. Je m’apprête à éteindre mon portable quand je reçois un sms d’Erwan qui m’envoie :

    « Bien rentrée ma chérie ? »

      Spontanément, je lui réponds :

    «-Oui, merci pour cette superbe journée mon Erwan, j’aurai simplement préféré qu’elle s’achève plus joliment. Mon cousin Prosper est décédé en fin d’après-midi

    Oh non, la vie est trop injuste ! Je suis de tout cœur avec toi Madelaine, si ça ne va pas, appelle-moi, n’importe quand, n’importe où, à n’importe quelle heure, je serai là pour toi. Je prierai très fort pour ta famille ce soir. 

    -Merci mon Erwan, les plus malheureux sont mon oncle et ma tante ce soir, je pense. Garde-les dans ta prière 

    -Je n’y manquerai pas. Bonne nuit Madelaine, je t’aime fort et n’hésite pas si tu as besoin de moi, je suis là.

    -J’ai chaud au cœur, bonne nuit mon amour <3 »

    Cette petite conversation sms me redonna un peu de lumière en ce soir si sombre.

    Avant de m’endormir, je glissai juste un petit sms à Oncle François :

    « Bonne nuit à tous les deux, gardez la foi et l’espérance, ce sont les seuls chemins qui peuvent vous aider à avancer. Je prie très fort pour notre Prosper. Embrassez Henri et Cyriaque particulièrement pour moi. Je vous aime, Mad. »


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