• La voile, que de bonheur...

    Après tout ce retard et cette absence pendant deux mois, il me faut combler tout cela et me rattraper.

    J’ai très envie de partager avec vous les meilleurs moments de mon été.

    Tout commença par les Glénans, une semaine après le camp. Chaque été, Sixtine, Diane, Raphaëlle et moi partons faire notre traditionnelle semaine de voile. Les Glénans est une des plus grandes écoles de voile d’Europe qui a été crée un peu après la seconde guerre mondiale par des résistants. Des stages de tous niveaux sont prévus pendant l’été… (J’en profite pour faire un peu de pub pour ceux qui ne connaissent pasJ)

    http://www.glenans.asso.fr/fr/ (n’hésitez pas à jeter un coup d’œil sur le site, pour les curieux).

    Nous avons choisi une semaine de catamaran cette année afin de préparer notre niveau 4.

    Cette semaine fut la meilleure de toutes mes années de voile (depuis mes 8 ans, je n’ai jamais passé un été sans profiter de ces moments fabuleux en mer).

    Le premier jour, nous avons tout d’abord fait connaissance avec notre groupe, un grand groupe de 10, nous étions deux par bateaux. 5 filles et 5 garçons (pas facile pour la fille qui arrive au milieu d’un groupe de quatre très bonne copines, mais nous avons fait un effort pour ne pas nous enfermer et nous ouvrir sur le groupe et plus particulièrement sur elle). Le moniteur de la semaine s’appelait Cyprien, le gars typique du mono de voile : blond, coup de soleil sur le nez, yeux très bleus, bronzé (oui même dans le fin fond du Finistère le soleil tape en mer), et lunettes de soleils verres polarisant sur la tête.

    La seule fille de notre groupe (autre que notre quatuor) s’appelait Héloïse, très vite nous avons appris à la connaitre, très vite nous sommes devenues amies. De même qu’avec les garçons d’ailleurs, seulement deux se connaissaient : Ladislas et Côme et les trois autres venaient aux Glénans pour naviguer et « faire des connaissances », Maxence, Thomas et Gabriel.

    Nous avions vraiment un super groupe et chaque jour nous changions notre coéquipier à bord.

    Lundi matin, les contacts ne se faisaient que doucement, les seules paroles échangées entre nous n’étaient que « où est-ce qu’on range les gilets de sauvetage ? » ou encore « on doit s’arrêter devant quelle bouée ? », tout le monde était assez timide mais plus on avançait dans la journée, plus on se décoinçait et lundi soir, nous avons diné tous ensembles à la même table.

    La première soirée fut la meilleure de toute la semaine. L’école de voile nous a proposée de faire ce que l’on voulait pour la soirée « on avait quartier libre pour apprendre à nous connaitre ». Diane, Raphaëlle, Sixtine, Héloïse, Ladislas, Côme, Maxence, Thomas, Gabriel et moi (en bref, notre groupe de quata), sommes partis sur la plage. Deux des garçons étaient scouts, ils nous ont donc proposé d’allumer un feu (ce qui ne dépaysa pas tellement Raphaëlle et moi étant donné que nous rentions tout juste de camp).

    Nous avions acheté quelques petites bouteilles d’alcool, histoire de plaisanter un peu plus que d’habitude. On a vite remarqué les plus gros buveurs (bien sûr, c’est toujours les garçons) Côme et Gabriel s’étaient presque tous les deux vidés une bouteille pour eux seuls.

    Nous avons parlé, nous nous sommes racontées notre vie en plus personnelle, j’ai expliqué que je m’appelai Madelaine Le Couenec, que j’avais 17 ans, que je rentrai en terminale L, que j’habitai Lyon depuis toute petite, que j’étais cousine avec Diane, que je connaissais Raph, Sixtine et Diane depuis très longtemps, qu’on était le quatuor inséparable depuis le collège, que j’adorais la voile depuis toujours qui dans ma famille se transmettait de générations en générations… Et multiples informations encore sur moi que vous connaissez déjà.

    Quand vint la question reloue du mec bourré (en l’occurrence, là c’était Côme, le mec bourré) :

    -Et sinon t’as un mec ?

    -Non Côme, je n’ai pas de mec…

    -Ah ba t’es amoureuse alors ?

    -Hummm pas vraiment…

    (A cet instant, j’ai vu le regard de mes 3 amies se tourner vers moi, je ne leurs avais rien dit, je n’avais d’ailleurs encore rien dit à personne…)

    -ça veut dire quoi ça ? Oui ou non ? Raconte-nous tout ! On est bons amis maintenant, on peut se confier nos vies, et puis ce qui est dit autour de ce feu reste autour de ce feu, d’accord ?

    Un grand « OUI » exclamatif se fit entendre de la part des 9 personnes qui m’écoutaient.

    -Bon, voilà, je sais que ça vous surprendre les filles car je ne vous en ai jamais parlé mais je voulais trouver un moment pour le dire, il y a eu la fin d’année, le camp… Je comptais justement vous en parler cette semaine ! C’est le moment parfait. Mais promettez-moi que ça restera ici ?

    -Tu peux nous faire confiance, on te promet.

    -Voilà, je raconte en plus détaillé pour ceux qui ne connaissent rien de ma réelle vie. J’ai une grande sœur, Fabiola, qui s’est mariée au mois de mai. A son mariage, il était invité une famille (des amis de la famille de mon beau frère), qui ont 4 enfants, dont un garçon qui s’appelle Erwann, nous avons fait connaissance le soir du mariage puis on s’est revu à une soirée au mois de juin et j’ai reçue une lettre de lui pendant mon camp guides. Je m’étais promis de ne pas tomber amoureuse de lui, par principe parce –que toute ma famille le connaissait et je n’avais pas envie de me faire charrier. Je pense que pour le moment, je suis seulement amoureuse. Je le trouve beau, attendrissant, affectif et sa lettre ne m’a pas laissé indifférente mais pour le moment ça n’est rien de plus. Et même si personne ne le connait ici à part vous 3 les filles, je vous ordonne de ne rien répéter. Voilà, maintenant, c’est dit et je ne veux pas d’autres questions à ce sujet.

    -Attend, juste une seule, c’est Erwann comment?

    -Erwann de Cartane, pourquoi ?

    -Mais il habite Reims ?

    (oups, Gabriel le connait…)

    -Oui, en effet, il habite Reims, mais tu le connais ?

    -Bien sûr que je le connais ! On était au lycée ensemble, il est vraiment génial ce gars, c’était un très bon ami mais avec les études, on s’est un peu perdus de vue mais il m’a invité à sa soirée à la fin de l’été.

    -Oh Gabi, toi aussi ! C’est génial, on se retrouvera ! C’est fou comme le monde est petit quand même…

    Et nous avons continué notre soirée sur les différents potins des uns et des autres, nous sommes allés nous coucher vers minuit et demi car demain matin, levé 8h pour être sur l’eau à 9h !

    Chaque jour fut un véritable régal. Beaucoup de vent, un grand soleil, des amis, des fous rires, des baignades, des frayeurs en mer, mais tous ces moments resteront inoubliables.

     

    La meilleure journée en mer fut le jeudi, nous n’avions pas un très beau temps mais un vent très fort, j’étais avec Heloïse sur le quata et nous avons approfondi notre niveau en monocoque (Cyprien nous a même prit une photo de son zodiac, il trouvait ça très impressionnant). Si même un mono de voile des Glénans trouve ça impressionnant, alors… je ne peux garder cette photo pour moi :

     

     

     

    Après ces merveilleux moments qui passèrent à une vitesse impressionnante, nous sommes arrivés à la fin de notre séjour.

    Vendredi soir, alors que nous avions rentré tous les bateaux, que nous avions chacun pris notre douche, vers 22h, Ladislas me proposa de l’accompagner fumer sa cigarette sur la côte. J’acceptai avec plaisir. Un magnifique coucher de soleil s’offrait à nous. Certainement le plus beau de ma jeunesse.  Nous nous asseyons tous les deux, fiers d’être amis depuis 5 jours, personne n’osait parler, puis c’est lui qui vint à rompre le silence en premier :

    « -Comme c’est beau !

    -C’est magnifique ! Je voudrai vivre éternellement ici… »

    Et le silence revint, seul le claquement des vagues sur les rochers et le sifflement du vent se faisait entendre.

     

    Puis je fermi les yeux pour apprécier une dernière fois ces instants qui sont uniques dans une vie. Je me rappelai de chaque moments de cette semaine, je me rappelai des rencontres que j’avais fais, des progressions que j’avais fais. J’ouvris les yeux et devant moi : LA MER... La mer et ses rochers, ses phares, ses bateaux mais seulement ça. La belle mer bleue étendue à perte de vue comme si la liberté nous était offerte, comme si la mer nous disait « je suis à toi, tu es seule devant moi », comme si le Seigneur était derrière tout cela. Et c’était la réalité, derrière ce coucher de soleil, le Seigneur était présent. Il venait manifester sa manière de clore ma semaine en beauté.

     


  • Commentaires

    1
    Aude
    Mardi 20 Octobre 2015 à 21:25

    Ah enfin la suite! (Je viens seulement de voir que tu avais sorti deux articles depuis septembre)

    Je suis ravie! J'avais peur que tu n'aies laissé ce blog à l'abandon... Fort heureusement je me trompais!

    J'ai cependant quelques réflexions dont je voudrais te faire part... Tu fais de nombreuses fautes de français, certaines pouvant être évitées par une relecture. C'est vraiment dommage car ton style est entraînant, et ces fautes l'alourdissent...  et tu utilises souvent des phrases familières, alors que tu effectues un travail écrit...

    Mais à part ça, le reste est génial!

    J'attends impatiemment le prochain article!

     

    2
    Vendredi 6 Novembre 2015 à 19:22

    Merci beaucoup Aude de ton soutien! Oui en effet, on m'a déjà fait ces remarques, je tiendrai à y faire attention désormais smile

    Merci pour ton soutien, n'hésite pas à faire connaitre ce blog à des amies, connaissances ou autres...

    Ce blog est fait pour être lu et partagé!

    3
    Marie-Alix
    Mardi 10 Novembre 2015 à 13:18
    J'aime j'aime j'aime!!!
    et je m'en doutais pour Erwann, j'avais hâte d'en savoir plus
      • Mardi 10 Novembre 2015 à 23:12

        Ah oui, tu t'en doutais?! J'ai mal caché mon jeu alors smile 

         

        Merci pour ton soutien en tout cas!

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